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01 / SAKE

Saké

Q-NaQ-Na

Un nom impressionnant peut intimider. Qu’est-ce qui change vraiment ?

JoanneJoanne

Riz fermenté et koji. Le junmai exclut l’ajout d’alcool de brassage ; ginjo désigne une technique de brassage et de polissage. Aucun de ces termes ne détermine à lui seul la douceur ou la qualité.

Lire la douceur
Du sec au doux selon la bouteille
Pour commencer
Commencez frais ; servez le genshu en petites doses

Six repères pour choisir votre verre

Explorez les arômes, la texture et le service pour trouver votre style.

Degré

13–17 % en général

Vérifiez le degré sur l’étiquette. En mélange, tenez compte de la dose et de la boisson ajoutée.

Douceur

SecDoux

Du sec au doux

Les arômes doux et le sucre sont deux indices distincts. La couleur ne suffit pas à juger la douceur.

Acidité

DouceVive

De douce à vive

Distinguez l’acidité de la boisson de celle apportée par les jus ou autres ingrédients.

Arôme

Riz, fruits, notes de vieillissement

Des pistes pour décrire les arômes ; les ingrédients illustrés ne sont pas présents dans chaque produit.

Texture

LégerAmple

De léger à riche en umami

Une finale légère ou une texture ronde ? Température et dilution modifient aussi la perception.

Service

Frais, à température ambiante ou chaud selon le style

Commencez par les conseils du producteur, puis ajustez progressivement la température ou l’eau.

Les bandes représentent des axes de dégustation, pas des notes attribuées aux produits.

THE DETAILS

Comprendre les styles

Le polissage du riz — quelle part du grain est retirée
92% Riz de table courant 75% Riz à saké en général 70% Honjozo 60% Ginjo et junmai ginjo 50% Daiginjo et junmai daiginjo — Junmai (aucune exigence de polissage)Plus le chiffre est petit, plus l’extérieur du grain a été retiré, ce qui signifie généralement moins de rugosité et plus d’arômes.
Température du saké — les noms et leur position approximative
5℃ Yukibie 10℃ Hanabie 15℃ Suzubie — Hiya (température ambiante) 30℃ Hinatakan 35℃ Hitohadakan 40℃ Nurukan 45℃ Jokan 50℃ Atsukan 55℃ Tobikirikan« Hiya » ne veut pas dire saké froid. Cela veut dire température ambiante.

Des rizières aux brasseries spécialisées

Le saké s’est développé au Japon avec la riziculture, les rites et la vie quotidienne. Le savoir-faire brassicole s’est accumulé dans les temples, puis dans des brasseries spécialisées ; à l’époque d’Edo, des centres comme Nada et Itami approvisionnaient des marchés urbains en pleine croissance. La diversité actuelle reflète des siècles d’évolution des équipements, des transports et des connaissances sur la fermentation. Le saké est brassé et non distillé : le voir comme une « vodka japonaise » donne de fausses attentes quant à sa force comme à sa texture.

Deux transformations dans une même cuve

Le koji transforme l’amidon du riz en sucre tandis que la levure transforme le sucre en alcool, les deux processus se déroulant dans le même moût. C’est ce qu’on appelle la fermentation parallèle multiple. Le polissage du riz compte, mais le koji, la levure, la température et le pressurage aussi. Un taux de polissage plus bas signifie qu’une plus grande partie du grain a été retirée ; c’est un indice de production, pas une note de qualité universelle. Un saké très aromatique et un saké savoureux et ample peuvent être tout aussi réussis.

Allez au-delà des arômes fruités

Les arômes de pomme et de poire ne sont qu’une partie du tableau. L’umami, l’acidité, la douceur et la texture indiquent comment le saké se comportera à table. Goûtez une petite quantité fraîche, puis observez ce qui se passe à mesure qu’il se réchauffe dans le verre. Certains styles plus amples se prêtent aussi à un léger réchauffage. Évitez les règles rigides selon lesquelles tout ginjo doit être servi frais ou tout junmai chaud : l’équilibre de chaque bouteille compte plus qu’un slogan.

Un premier accord utile

Commencez par un poisson légèrement assaisonné, des plats aux champignons ou un poulet rôti, puis comparez le plat avant et après une gorgée. Une sauce plus riche peut demander plus de corps, tandis qu’un plat délicat peut être écrasé par des arômes très expressifs. Sur l’étiquette, cherchez les consignes de conservation ainsi que des termes comme nama, qui signifie non pasteurisé, ou genshu, qui désigne généralement un saké non dilué. Refermez et mettez au réfrigérateur après ouverture, en suivant les indications du producteur plutôt que de supposer que tous les sakés se conservent de la même façon.

Further reading: JSS · Histoire du saké · NRIB · A Comprehensive Guide to Japanese Sake

01

Junmai Daiginjo

Riz poli jusqu’à 50 % ou moins de son poids d’origine. Élaboré uniquement avec du riz, du koji de riz et de l’eau, sans ajout d’alcool distillé. Au moins 15 % du riz doit être du riz à koji.

Net au nez, souvent avec un caractère de pomme ou de poire. Le corps est fin, la douceur légère et la finale courte. Les différences entre brasseries se sentent davantage à l’arôme qu’au goût.

JoanneJoanne

Idéal entre 10 et 15C. Un verre qui se resserre vers le haut, comme un verre à vin blanc, retient l’arôme ; versez de petites quantités à la fois. Il accompagne bien le sashimi de poisson blanc, les bouillons clairs, le jambon cru et les fromages doux. Le réchauffer tend à alourdir l’arôme : ce n’est pas un style à servir chaud.

Bouteille associée de cette familleFist of the North Star Junmai Daiginjo Genshu Hokuto HyakuretsukenSe renseigner sur cette bouteille →
02

Daiginjo

Riz poli à 50 % ou moins. De l’alcool distillé est ajouté au riz, au koji de riz et à l’eau, dans la limite de 10 % du poids du riz poli. Au moins 15 % du riz doit être du riz à koji.

Même taux de polissage que le junmai daiginjo, mais l’alcool distillé ajouté affine le profil et allège la finale. L’arôme est tout aussi intense ; il reste moins de douceur en bouche.

JoanneJoanne

10-15C. Il va bien avec les tempuras dégustées au sel, le poisson grillé et les plats doux comme le tofu ou le yuba. Il nettoie aussi le palais après un plat riche.

Bouteille associée de cette familleFukushogun DaiginjoSe renseigner sur cette bouteille →
03

Junmai Ginjo

Riz poli à 60 % ou moins, élaboré uniquement avec du riz, du koji de riz et de l’eau, avec au moins 15 % de riz à koji, selon la méthode ginjo de fermentation lente à basse température.

Moins aromatique que le daiginjo, il laisse davantage paraître le riz. Assez d’acidité et de profondeur savoureuse pour tenir frais comme à température ambiante. Un choix sûr pour qui découvre le saké.

JoanneJoanne

10-15C, ou à température ambiante. Il convient à la cuisine de tous les jours : poisson grillé, poulet au sel, légumes à la sauce sésame, tofu frit. Certaines bouteilles gagnent en profondeur savoureuse réchauffées en nurukan, vers 40C.

Bouteille associée de cette familleIT'S THE KEY Junmai GinjoSe renseigner sur cette bouteille →
04

Ginjo

Riz poli à 60 % ou moins, avec ajout d’alcool distillé jusqu’à 10 % du poids du riz poli. Au moins 15 % de riz à koji.

Arôme moyen à intense, corps léger, finale courte. Utile en milieu de repas quand on ne veut pas une boisson pesante.

JoanneJoanne

10-15C. S’accorde facilement avec les fritures, les sautés et les raviolis.

05

Tokubetsu Junmai

Élaboré uniquement avec du riz, du koji de riz et de l’eau, poli à 60 % ou moins ou produit selon une méthode spéciale. Si l’appellation repose sur une méthode spéciale, l’étiquette doit expliquer en quoi elle consiste. Au moins 15 % de riz à koji.

Plus net que le junmai, plus posé que le junmai ginjo. Il garde le goût du riz sans devenir lourd.

JoanneJoanne

De la température ambiante jusqu’au nurukan, vers 40C. Bon avec les plats mijotés, le porc braisé et la cuisine familiale japonaise assaisonnée.

06

Junmai

Élaboré uniquement avec du riz, du koji de riz et de l’eau. Aucune exigence de polissage : l’ancienne règle des 70 % a été supprimée lors de la révision de 2003, en vigueur depuis janvier 2004. Au moins 15 % de riz à koji.

Le goût savoureux du riz et son acidité dominent. Il peut sembler serré froid ; le réchauffer ouvre sa douceur et sa profondeur. C’est le style qui donne le plus à table.

JoanneJoanne

De la température ambiante jusqu’au jokan, vers 45C. Plats mijotés, tout ce qui contient du miso, sukiyaki, fondue japonaise. Une tasse épaisse en céramique garde la chaleur et permet d’apprécier le saké chaud au mieux.

07

Tokubetsu Honjozo

Riz, koji de riz, eau et alcool distillé jusqu’à 10 % du poids du riz poli, poli à 60 % ou moins ou produit selon une méthode spéciale. Une méthode spéciale doit être expliquée sur l’étiquette.

Léger, avec une finale courte, il tient bien lorsqu’il est réchauffé. Ce style a été conçu pour accompagner les repas du quotidien.

JoanneJoanne

De la température ambiante au nurukan, vers 40C. Brochettes de poulet à la sauce, tempuras, tofu frit, poisson séché.

08

Honjozo

Riz poli à 70 % ou moins, avec ajout d’alcool distillé jusqu’à 10 % du poids du riz poli. Au moins 15 % de riz à koji.

Généralement léger et plutôt sec. L’arôme est discret et ne gêne pas les plats. Le réchauffer fait ressortir l’arôme et étoffe la saveur.

JoanneJoanne

C’est entre le nurukan à 40C et le jokan à 45C qu’il s’exprime le mieux. Oden, poisson mijoté, légumes marinés, poulet grillé. Chauffez-le dans un flacon tokkuri et servez dans de petites tasses.

09

Nama, namazume, namachozo et hiire

Le hiire est la pasteurisation : on chauffe le saké à 60-65C, normalement deux fois, une avant le stockage et une avant l’expédition. Le nama est un saké jamais chauffé après le brassage ; le namachozo est stocké non pasteurisé et chauffé une fois à la mise en bouteille. Ces deux termes sont définis par la norme nationale d’étiquetage. Le namazume, pasteurisé avant le stockage mais pas à la mise en bouteille, est un terme de la profession sans définition dans cette norme.

Le saké nama a un goût jeune et léger, parfois avec un léger picotement. En contrepartie, il évolue vite avec la température et le temps. Le saké pasteurisé deux fois est stable et garde sa forme lorsqu’il est réchauffé.

JoanneJoanne

Conservez le saké nama au réfrigérateur entre 5 et 10C et terminez-le dans les quelques jours suivant l’ouverture. Le saké pasteurisé se conserve à température ambiante et se sert frais ou chaud. Le hiyaoroshi, commercialisé à l’automne, est un saké brassé en hiver et au printemps, pasteurisé et stocké, puis expédié quand la température extérieure est redescendue au niveau de celle du chai.

10

Nigori et origarami

La définition légale du seishu comprend une étape de filtration. Le nigori est pressé à travers une maille grossière ou une toile et mis en bouteille encore trouble. L’origarami laisse une partie des lies déposées dans la bouteille au lieu de toutes les soutirer ; ce n’est pas un terme défini par la norme d’étiquetage. Les versions qui fermentent encore légèrement et contiennent du gaz sont appelées kassei seishu, et la plupart sont pasteurisées pour rester stables.

Les particules de riz lui donnent une texture épaisse et une douceur marquée. Le haut limpide et le bas trouble n’ont pas le même goût : il vaut la peine de goûter avant et après les avoir mélangés. Les versions pétillantes moussent légèrement.

JoanneJoanne

5-10C. Les versions pétillantes sont sous pression : refroidissez-les debout et ouvrez le bouchon progressivement pour laisser sortir le gaz. Bon avec la fondue japonaise, le poulet frit et les plats relevés à la pâte de piment ou au poivre du Sichuan.

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Genshu

Une étiquette peut indiquer genshu lorsqu’aucune eau n’a été ajoutée après le brassage pour ajuster l’alcool ou d’autres composants. Un ajustement de moins d’un point d’alcool, pour lisser les écarts entre lots, est autorisé.

Sans ajout d’eau, l’alcool est plus élevé, la saveur concentrée et persistante. Une petite quantité suffit, et il ne se dilue pas trop vite sur glace.

JoanneJoanne

5-15C, ou avec un seul glaçon. Versez de petites quantités dans un petit verre. Il accompagne les plats de caractère, le fromage, les fruits à coque et les viandes grasses. L’eau gazeuse fonctionne aussi, et vous pouvez ajuster la proportion à votre goût.

Bouteille associée de cette familleAoi Densetsu Genshu 720mlSe renseigner sur cette bouteille →
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Koshu et saké vieilli

La norme d’étiquetage autorise une mention facultative de la durée de conservation : un saké conservé un an ou plus peut indiquer le nombre d’années pleines. Koshu n’est pas en soi un terme de cette norme ; dans l’usage courant, il désigne un saké brassé avant l’année de brassage en cours. La Reserve Sake Association définit le jukusei koshu comme un saké vieilli à la brasserie pendant trois années pleines ou plus.

La couleur s’intensifie avec le temps, du jaune vers l’ambre. Caramel, fruits secs, fruits à coque et champignons séchés apparaissent au nez, et douceur comme amertume s’épaississent. Il est plus facile à aborder si on le considère comme une autre boisson que le saké jeune.

JoanneJoanne

De la température ambiante au nurukan, vers 40C. Petits verres, petites quantités. Il accompagne les plats braisés à la sauce soja, l’anguille grillée, la poitrine de porc braisée, les fromages affinés et le chocolat noir, et se suffit aussi à lui-même après le repas.

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Saké pétillant

La norme d’étiquetage ne définit pas le terme « pétillant » parmi ses mentions facultatives. En pratique, il existe trois voies : la seconde fermentation en bouteille, la conservation du gaz carbonique de la fermentation d’origine et l’ajout de gaz carbonique. L’association de l’awa saké certifie AWA SAKE, après contrôle par un tiers, les sakés élaborés uniquement avec du riz, du koji de riz et de l’eau, naturellement pétillants par seconde fermentation et d’aspect limpide.

L’alcool tend à être plus bas, avec une douceur et une acidité nettes. Les versions fermentées en bouteille ont des bulles fines et persistantes ; les versions gazéifiées ont des bulles plus grosses qui disparaissent plus vite.

JoanneJoanne

5-10C, dans une flûte ou un verre à vin. Il convient au premier verre de la soirée, aux entrées, au jambon cru, aux fruits et aux fritures légères. Les versions pétillantes troubles sont sous pression : refroidissez-les debout et ouvrez le bouchon progressivement.

Bouteille associée de cette familleYukiyazuki S6 Sparkling Celebration Model 720mlSe renseigner sur cette bouteille →
Q-NaQ-Na

Muroka, nama, genshu

JoanneJoanne

Ces termes décrivent séparément la filtration, le traitement thermique et la dilution. Ils peuvent se combiner. Muroka ne signifie pas que le saké n’est pas pressé.

Q-NaQ-Na

Kimoto, yamahai, sokujo

JoanneJoanne

Différentes méthodes de levain. Le kimoto et le yamahai utilisent des bactéries lactiques ; le sokujo ajoute de l’acide lactique. La méthode seule ne détermine ni l’acidité ni le corps.

Q-NaQ-Na

Nihonshu-do et acidité

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Le nihonshu-do (sake meter value) repose sur la densité. Il peut orienter les attentes en matière de douceur, mais l’acidité, l’arôme et la température comptent aussi.

Q-NaQ-Na

Un taux de polissage de 60 % ne signifie pas 60 % retirés

Sur une étiquette, « taux de polissage 60 % » ne signifie pas que 60 % ont été retirés. Cela signifie qu’il en reste 60 % : les 40 % extérieurs ont été polis. Le cœur du grain est surtout composé d’amidon, tandis que la couche extérieure contient davantage de protéines et de lipides, et trop de cette couche peut laisser un goût rugueux. Les sakés recherchant un arôme net sont polis davantage : 60 % ou moins pour le ginjo, 50 % ou moins pour le daiginjo. Le polissage coûte du riz et du temps, d’où un prix plus élevé. Plus de polissage ne signifie pas automatiquement un saké que vous apprécierez davantage.

Q-NaQ-Na

L’alcool du honjozo n’est pas là pour allonger le saké

Le saké junmai est élaboré uniquement avec du riz, du koji de riz et de l’eau. Le honjozo reçoit une petite quantité d’alcool distillé. On croit souvent qu’il s’agit de remplissage, mais la quantité est plafonnée à 10 % du poids du riz, et le but est de travailler la saveur. Les composés aromatiques se dissolvent facilement dans l’alcool : un petit ajout fait ressortir le parfum et donne une finale plus légère et plus nette. Le junmai porte davantage le goût du riz et s’ouvre souvent quand on le réchauffe. Aucun n’est meilleur que l’autre ; choisissez selon le plat et la température de service.

Q-NaQ-Na

Un mot sur l’étiquette change la façon de le conserver

La plupart des sakés sont pasteurisés deux fois, une avant le stockage et une avant l’expédition, en les chauffant à environ 60-65C. Cela arrête les enzymes et empêche la saveur d’évoluer trop vite. Un saké qui saute les deux étapes est un namazake : frais et vif, mais il doit rester au froid. Le namazume est pasteurisé une fois avant le stockage, et pas à l’expédition. Le namachozo est l’inverse : stocké non pasteurisé et chauffé une fois à la sortie. Les noms se ressemblent mais le procédé diffère : vérifiez l’étiquette avant d’acheter. Le namazake évolue vite en se réchauffant : mettez-le au réfrigérateur le jour de l’achat.

Q-NaQ-Na

« Hiya » ne veut pas dire frais

Le saké chaud a un nom environ tous les cinq degrés : vers 30C hinatakan, 35C hitohadakan, 40C nurukan, 45C jokan, 50C atsukan et vers 55C tobikirikan. Près de la température du corps, la douceur du riz s’étoffe ; plus chaud, l’arôme monte et la finale devient vive. Le terme qui prête à confusion est hiya, qui signifie température ambiante, et non frais. Le saké frais se dit reishu. Donc si vous commandez un hiya et qu’il arrive à température ambiante, le bar a bien fait. Trop chauffé, l’arôme devient grossier : laissez le flacon reposer un instant hors de l’eau chaude avant de servir.

Q-NaQ-Na

Un seul chiffre ne dit pas si un saké est sec

Le nihonshu-do indiqué sur la contre-étiquette est une mesure de densité : le sucre alourdit le liquide. Un chiffre positif tend vers le sec, un chiffre négatif vers le doux. Ce n’est que la moitié de l’histoire. Le taux d’acidité indiqué à côté compte tout autant. À nihonshu-do égal, une acidité plus élevée paraît plus vive et plus sèche, une acidité plus basse plus ronde et plus douce. Un saké à +3 avec une acidité élevée peut sembler plus sec qu’un saké à +5 peu acide. Lisez les deux chiffres ensemble et le choix devient bien plus simple. Beaucoup de brasseries n’impriment aucun chiffre ; dans ce cas, c’est la description de la contre-étiquette qui vous guide.

Q-NaQ-Na

Deux tâches dans la même cuve

Pressez du raisin et vous avez déjà du sucre : la levure peut se mettre directement au travail. Le riz, lui, apporte de l’amidon, que la levure ne peut pas utiliser. Le saké résout ce problème en laissant la moisissure koji transformer l’amidon en sucre pendant que, dans la même cuve, la levure transforme ce sucre en alcool. Saccharification et fermentation avancent côte à côte, d’où le nom de fermentation parallèle multiple, contrairement à la bière où les deux étapes sont séparées. Cela permet aussi au moût d’approcher les 20 % d’alcool, un niveau inhabituellement élevé pour une boisson brassée. La difficulté est de garder les deux processus en phase, ce qui fait de la maîtrise de la température le cœur du travail.

AT THE TABLE

Commencez par le plat.

Six idées japonaises, six occidentales et six chinoises ou taïwanaises : plats du quotidien, petites choses à acheter et douceurs à découvrir. Choisissez un mets, puis une façon de servir la boisson.

Commencez avec un fromage de votre région, des olives ou un poulet rôti. Les edamame et raviolis surgelés sont faciles à préparer ; un œuf au thé ou une brochette de dango apporte la surprise.

Cuisine japonaise 6 idées

Edamame

Les edamame surgelés conviennent. Salez peu pour garder la douceur des fèves.

À essayer avecUn saké léger, frais

Essayez un service plus léger avec les notes végétales et salées. Gardez les assaisonnements acides discrets.

Tofu soyeux froid

Ajoutez cébette et gingembre, sans masquer le tofu sous la sauce soja.

À essayer avecUn saké léger, frais

Préservez les saveurs délicates. Goûtez par petites gorgées et ajustez l’intensité pour laisser le mets s’exprimer.

Brochettes de poulet yakitori

Même achetées toutes prêtes : sel pour la légèreté, sauce pour le sucré-salé et le grillé.

À essayer avecUn junmai riche en umami à température ambiante

Comparez les notes grillées ou toastées aux arômes de la boisson, sans trop de sel ni de cuisson brûlée.

Biscuits de riz japonais

Versez des biscuits de riz salés ou au soja dans un bol, pour leur saveur toastée.

À essayer avecUn junmai riche en umami à température ambiante

Comparez les notes grillées ou toastées aux arômes de la boisson, sans trop de sel ni de cuisson brûlée.

Tempura de légumes

Potiron, aubergine et poivron vert. Commencez avec du sel plutôt qu’une sauce très présente.

À essayer avecUn saké léger, frais

Essayez un service plus frais face au croustillant et au gras. Servez la sauce pimentée à part.

Dango à la sauce soja sucrée

Des boulettes de riz nappées de sauce soja sucrée. Une brochette après le repas, avec une petite dose.

À essayer avecUne petite dose de saké vieilli

Un petit essai de fin de repas : alternez bouchée et gorgée, en vérifiant que l’amertume ne domine pas le sucré.

Cuisine chinoise et taïwanaise 6 idées

Raviolis chinois pochés

Les surgelés conviennent. Goûtez pâte et farce avant d’ajouter vinaigre ou huile pimentée.

À essayer avecUn saké léger, frais

Préservez les saveurs délicates. Goûtez par petites gorgées et ajustez l’intensité pour laisser le mets s’exprimer.

Poulet croustillant taïwanais

Poivre et basilic parfument les bouchées. À défaut, essayez du poulet frit légèrement poivré.

À essayer avecUn saké léger, frais

Essayez un service plus frais face au croustillant et au gras. Servez la sauce pimentée à part.

Lu rou fan, porc braisé sur riz

Du porc braisé sucré-salé sur du riz. Tenez compte de la sauce et de l’anis étoilé.

À essayer avecUn junmai riche en umami à température ambiante

Goûtez par petites quantités cette boisson aromatique avec le gras et l’umami. Ajustez température ou dilution si elle domine.

Concombre écrasé

Un peu de sel et d’huile de sésame ; restez mesuré sur l’ail et le vinaigre.

À essayer avecUn saké léger, frais

Essayez un service plus léger avec les notes végétales et salées. Gardez les assaisonnements acides discrets.

Œufs au thé

Des œufs mijotés au thé et au soja. Un œuf mariné au soja peut les remplacer.

À essayer avecUn junmai riche en umami à température ambiante

Goûtez par petites quantités cette boisson aromatique avec le gras et l’umami. Ajustez température ou dilution si elle domine.

Boules de sésame

Toutes prêtes ou surgelées : le sésame et la pâte de haricots sucrée se découvrent en fin de repas.

À essayer avecUne petite dose de saké vieilli

Un petit essai de fin de repas : alternez bouchée et gorgée, en vérifiant que l’amertume ne domine pas le sucré.

Cuisine occidentale et grignotages 6 idées

Plateau de fromages

Un fromage local à pâte dure ou à pâte molle suffit pour commencer. Comparez ensuite les affinages.

À essayer avecUn junmai riche en umami à température ambiante

Goûtez par petites quantités cette boisson aromatique avec le gras et l’umami. Ajustez température ou dilution si elle domine.

Fruits à coque grillés

Amandes et noix non salées : privilégiez le grillé plutôt que les enrobages aromatisés.

À essayer avecUn junmai riche en umami à température ambiante

Comparez les notes grillées ou toastées aux arômes de la boisson, sans trop de sel ni de cuisson brûlée.

Poulet rôti aux herbes

Le poulet de la rôtisserie convient. Gardez les herbes et la peau dorée au premier plan.

À essayer avecUn junmai riche en umami à température ambiante

Comparez les notes grillées ou toastées aux arômes de la boisson, sans trop de sel ni de cuisson brûlée.

Chips nature

Choisissez des chips légèrement salées ; les poudres très aromatisées masquent la pomme de terre.

À essayer avecUn saké léger, frais

Essayez un service plus frais face au croustillant et au gras. Servez la sauce pimentée à part.

Olives

En bocal ou chez le traiteur : égouttez la saumure et servez en petites quantités.

À essayer avecUn saké léger, frais

Essayez un service plus léger avec les notes végétales et salées. Gardez les assaisonnements acides discrets.

Chocolat noir

En tablette ou en carrés emballés. Commencez par un cacao sans amertume excessive.

À essayer avecUne petite dose de saké vieilli

Un petit essai de fin de repas : alternez bouchée et gorgée, en vérifiant que l’amertume ne domine pas le sucré.

Les illustrations suggèrent une présentation. L’assaisonnement et le style de la boisson font varier l’accord.